MOSCOU, IRKOUTSK, OLKHON : SUITE DES AVENTURES DE NOE
Priviet mnia drouk ! (Salut les amis !)
Je me trouve actuellement sur une île magnifique nommée Olkhon se trouvant sur le lac Baïkal. Et je vous écris depuis chez Nikita et Natalia, chez qui je vais pouvoir rester environ un mois.
Depuis Moscou, j ai pris le transsibérien pendant 5 jours. J’étais dans un wagon à espace ouvert, avec des séparations de six personnes, et grâce à la promiscuité du voyage, j’ai pu connaître quelques Russes. Un couple notamment, Serguei et Elena, m’ont proposé au réveil de venir trinquer le Samagon (vodka très forte) avec eux. J’ai tenté dans mon russe le plus basique de leur faire comprendre que ce serait avec plaisir une fois que j’aurai pris un café. Et comme je pratique extrêmement bien cette langue, Serguei n’a rien compris et m’a chaleureusement tendu une tasse pleine de Samagon avec un grand sourire. J’étais donc obligé d’accepter. Pour faire passer l’alcool, il me tend ensuite une tranche de pain avec deux gros morceaux de gras blanc avec des couennes sur les côtés... C’était à peu près aussi difficile à avaler que le Samagon mais après, j’étais vraiment réveillé ! Je me croyais vraiment dans Les Bronzés font du Ski…
Durant le trajet, c’est fréquemment que nous avons partagé la nourriture avec les passagers et l’ambiance était assez intime. Le fait de rester bloqué cinq jours dans un wagon permet justement de faire la connaissance de gens qu’on ne rencontrerait pas autrement. J’ai sorti un jeu de Uno et ai pu sans trop de difficultés l’apprendre aux enfants, ce qui m’a permis par là même de sympathiser avec les parents.
Une Russe, Nastia, est également venue me voir pour pratiquer son anglais et nous sommes allés boire un verre dans le wagon-restaurant où nous avons rencontré deux Belges incroyables qui s’amusaient à saouler des Russes ! Ces derniers étaient vraiment étonnés de se faire battre par des étrangers et finissaient par sagement retourner à leur cabine…
Le dernier jour, Nastia m’a proposé de me faire visiter Irkoutsk et s’est arrangée pour que je puisse séjourner une nuit chez ses amis. Dans la ville, nous avons emprunté un minibus, qui est un moyen de déplacement entre le taxi et le bus. Mes amis m’ont même aidé à acheter un billet de bus Irkoutsk-Olkhon à la gare, car il faut dire que ce n’est vraiment pas facile de se débrouiller tout seul. Heureusement, jusqu’à maintenant, j’ai toujours eu de la chance. Dans la soirée, nous somme allés au bord du fleuve Angara sur la pelouse et nous avons apprécié quelques bières avec plein de jeunes Russes puis nous avons regagné l’appartement de mes amis se situant dans une ancienne caserne militaire où nous avons continué la fête. J’en ai profité pour sortir ma flûte.
Le lendemain, j ai pris un bus pour l’île d Olkhon sur le lac Baikal en compagnie exclusive de Russes ne parlant pas d’autres langues. Je commence à être habitué... Tout à coup, le chauffeur dit quelque chose au micro et les gens ferment les fenêtres et nous dévalons une pente de chaille en roue libre dans un gros nuage de poussière. Nous sommes secoués dans tous les sens mais nous nous en sortons indemnes. Il faut ensuite traverser une bande d’eau qui nous sépare de l’île grâce à un ferry pas très rapide. Apres plusieurs heures d’attente, nous sommes de l’autre côté et nous continuons la route en bus jusqu’au seul village de Khujir.
Aprés un moment, je finis par trouver mes contacts, Nikita et Natalia, qui ont des beds and breakfeast dans le village pour 200 personnes. Je leur explique que je n’ai pas d’argent mais que je voudrais travailler pour pouvoir rester. Ils m’acceptent selon ma demande pour environ un mois. Il faut dire que l’endroit est vraiment in-cro-yable. On dirait une sorte de village d’Astérix en bois avec plein de maison décorées et sculptées. Il y a beaucoup de jeunes de mon age qui y travaillent et nous faisons vite connaissance. Tout le monde est souriant et chaleureux, ce qui change pas mal du reste de la Russie. Dans la soirée, j’ai quartier libre et nous faisons un apéro entre jeunes. Tous ceux qui travaillent le font à la cool et l’ambiance est vraiment relax, genre camp de vacances. Puis nous allons nous baigner dans le Baïkal quelques secondes et nous allons au Banya, sorte de sauna russe où l’on fait des massages avec les feuilles des bouleaux. Je vais ensuite me coucher dans une yourte ronde mongole.
Le matin, je me lève sans heure précise car on commence le service selon notre convenance et je vais travailler à la réception. J’essaie de me familiariser avec le système. Heureusement, il y a beaucoup de personnes parlant anglais et même, étonnamment, pas mal qui parlent aussi français.
J’espère pourvoir rester sur place un petit moment puis, pour des questions de visa, repartir en direction de Vladivostok pour gagner le Japon.