CHERCHE PEKINOIS-E POUR PARTAGER POULET

Publié le par David L'Epée

Il y a quelques jours, j’ai reçu un paquet de Mme Sun, la mère de Yiqi, que je n’ai encore jamais rencontrée, mais qui semble être aux petits soins pour moi, puisqu’elle m’a fait parvenir deux poulets, un 24-pack de Tsingtao (the famous and popular chinese beer in the world), du café, du sucre, et quelques vêtements chauds pour l’hiver, qui à Pékin est assez rude. Au départ, c’était trente bière qui m’étaient destinées, mais Yiqi est intervenue auprès de sa mère pour qu’elle renonce aux bières : elle s’inquiète toujours de l’état de mon petit ventre (qui n’est d’ailleurs qu’un fruit de son imagination). Pour la rassurer, sa mère est descendue à dix bières, et finalement, j’en ai reçu… vingt quatre ! Comme vous le voyez, le marchandage est une méthode qu’on adapte à toutes les sauces (et à tous les fûts) en Chine…

L’ennui, c’est que, seul, je n’arriverai jamais à manger ces deux poulets, c’est trop ! J’ai demandé à plusieurs de mes amis dans l’Université de partager, mais aucun n’a l’air très motivé (peut-être un reste de psychose lié à la grippe aviaire ?). Bref, je me trouve un peu emprunté avec ces deux poulets (déjà cuits, je précise) qui remplissent mon petit frigo – ce qui fait râler mon colocataire qui ne sait plus où ranger sa vodka – et je cherche quelqu’un qui voudrait bien partager avec moi la volaille de la fraternité. Alors si vous êtes Pékinois-e (ou étranger-e à Pékin, c’est égal) et que vous criez famine, faites-moi signe, écrivez-moi un mail, et le problème sera ainsi résolu ! Comme je l’ai dit plus haut, il y a assez de bière pour accompagner tout ça.

Bon appétit !

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Publié dans mon quotidien

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