LES JEUX OLYMPIQUES DE 2008 : LE COURONNEMENT DU MIRACLE CHINOIS ?

Bo m’a expliqué que d’ici 2008, la moitié de la capitale – une surface énorme – serait reconstruite. Les chantiers sont omniprésents et donnent l’impression, comme je l’ai dit une autre fois, que tout ce qui n’est pas en construction est en démolition. Et tout cela se passe effectivement très vite, car l’échéance approche et le monde doit être ébloui par le nouveau « miracle chinois ».
Il y a quelques jours, nous étions sortis, Bo et moi, en voiture vers la fin d’après-midi pour faire une visite et aller manger dans le sud de la ville. Comme nous rentrions après le repas, en soirée, nous avons dû faire plusieurs détours et suivre plusieurs déviations car entre-temps – c’est-à-dire dans un intervalle de quelques heures – plusieurs chantiers avaient été ouverts sur les routes où nous étions passés l’après-midi même !
Un autre exemple révélateur. Ce qui surprend lorsque vous prenez le métro pékinois pour la première fois, c’est que pour une telle mégapole (plus de 15 millions d’habitants sur une surface très étendue), il n’y a en tout et pour tout que trois lignes de métro : la une, la deux et la… treize ! Pourquoi la treize ? Superstition inversée ? Non, mais tout simplement parce que d’ici 2008, Pékin comptera effectivement treize lignes de métro, et les dix autres sont actuellement en construction.
Quoi qu’il en soit, les Chinois n’auront pas à attendre 2008 pour les Jeux Olympiques ; ils sont déjà là. Partout. Le logo de l’événement, accompagné invariablement du slogan « One World One Dream » se rencontre en tous lieux, jusqu’à
Les quatre mascottes, de petits personnages colorés dont les noms m’échappent mais qu’on a déjà pu voir en Europe, ont envahi Pékin. On en a fait des effigies géantes qu’on a installé dans les massifs floraux sur
S’il y a bien une chose qui caractérise
