SEDUIRE LETRANGER : UN OBJECTIF QUI NE RECULE DEVANT AUCUNE COMPROMISSION
Ce n’est pas bien de médire, je le sais bien, mais ce soir, j’ai envie de me permettre un bon coup de gueule que je pense justifié, et c’est quelque chose qui me chatouille la plume depuis un bon moment. Je veux parler de la politique d’ouverture de
On connaît tous le credo de Deng Xiaoping : ouvrir la fenêtre pour laisser entrer un peu d’air et revivifier celui d’une chambre restée trop longtemps fermée – en d’autres termes, permettre à
Mon université, l’Université de Langue et de Culture Chinoise de Pékin, présente plusieurs exemples intéressants de ce qui est attendu de cette politique d’ouverture. En effet, la plupart des étudiants de la faculté de chinois (il y a aussi des facultés d’anglais, de japonais, de coréen et de français dans la même université) sont étrangers – sans quoi ils n’auraient pas besoin d’apprendre le chinois, ils le sauraient déjà ! – et le campus présente un panorama vraiment cosmopolite. Ainsi, dans ma classe, on trouve neuf Kazhakstanais, quatre Américains, une Coréenne, deux Mongols, un Libanais, deux Marocains, un Panaméen – et moi. Les gens du Kazhakstan sont dans toutes les classes en majorité, en partie parce que c’est un pays voisin de
Je crois que les autorités sont très contentes d’avoir mis en place une université comme celle-là – elle est d’ailleurs réputée dans toute
Mais qu’est-ce que séduire l’étranger ? Qu’est-ce que s’efforcer de ne pas le rebuter ?
C’est, dans un premier temps, ne lui montrer que les côtés agréables du pays, de son mode de vie, de ses mœurs – je ne dis pas les bons côtés, je dis les côtés agréables – et ce qui est agréable, c’est ce qui est arrangeant, ce qui est facile, ce qui n’est pas contraignant. C’est aussi, dans une certaine mesure, ce qui n’est pas différent – pas différent de l’Occident, qui est la provenance principale de ces éventuels futurs collaborateurs étrangers. Il ne s’agirait pas, comprenez-vous, de braquer le liu xué sheng (étudiant étranger) avec des us et manières de faire qui contrasteraient trop avec les siens. Mais je vais sans plus attendre prendre des exemples concrets, car je sens que vous vous impatientez et que vous vous demandez où je veux en venir.
Ou plutôt je vais attendre quelques jours, le temps de vous laisser méditer sur la question...