
« C’est ça que je veux ! »
(Nicolas Sarkozy découvrant le Sénat américain, lors de sa visite au président Bush)
Donc...


CHRONIQUES D'UNE ANNEE A PEKIN, NOUVELLE CAPITALE DU MONDE

« C’est ça que je veux ! »
(Nicolas Sarkozy découvrant le Sénat américain, lors de sa visite au président Bush)
Donc...


A la fin du mois de février, à l’approche de
Cette théorie des « générations sacrifiées », propre au communisme et particulièrement à
Voici un passage choisi de ce discours, que je vous invite à lire avec attention :
« La première phase du socialisme à la chinoise indique que le pays reste encore sous-développé à la fois dans ses forces productives et dans son système socialiste, qui réclament davantage de réformes et d'innovations. [...] Pour consolider et faire avancer le socialisme,
Sans le développement durable de la productivité,
Les objectifs de l'édification socialiste de
Ce passage nous apprend plusieurs choses sur la conception chinoise du socialisme et son évolution. Ce socialisme de la croissance, loin des idéaux « décroissants » de nombreux gauchistes occidentaux (que je respecte), qui oscille de façon permanente entre massacre des ressources (naturelles et humaines) et développement durable (1), ne s’inscrit pas seulement dans une logique de redressement du pays, mais aussi dans une logique d’affirmation de
Ancien pays pauvre, ancien pays colonisé et inféodé à des puissances étrangères, nation ambitieuse et en pleine phase de développement,
D’où l’obsession de la croissance, d’où la surchauffe de la productivité, d’où l’explosion du dernier budget militaire (car qui veut l’ « émergence pacifique » prépare la guerre). « Augmenter la richesse matérielle de la société chinoise » est donc à la fois un impératif social et un impératif géopolitique. C’est cet aspect géopolitique du problème qui est nouveau dans le socialisme chinois et qui est lié à l’actuelle mondialisation – car je rappelle que cette mondialisation n’est en aucun cas une mondialisation de coopération entre les pays mais au contraire une mondialisation de la concurrence et des guerres économiques.
En quoi l’impératif géopolitique est-il lié à l’impératif social ? Par une causalité très simple : si
Pour le reste du discours, le message est exactement le même que celui qu’on apprend à tous les écoliers chinois, à savoir que le chemin vers le socialisme est long et sinueux et qu’il faudra encore attendre plusieurs générations (peut-être plusieurs dizaines, nous dit Wen Jiabao) pour connaître le communisme, qui est, si on prend la logique de développement marxiste au pied de la lettre, l’aboutissement du long processus actuel qu’on appelle socialisme.
Cette « sinuosité » de la voie socialiste chinoise, que les prédécesseurs de Wen avaient déjà mis en exergue, signifie aussi, outre son caractère très lent et parfois laborieux, que le développement peut emprunter plusieurs chemins différents, se tromper, revenir en arrière, se rectifier, tourner autour du pot, repartir de plus belle dans une direction opposée... L’histoire de
C’est, je crois, ce qu’on peut appeler une chemin « long et sinueux »...
Tout cela – et ce sera ma conclusion – n’est pas sans faire penser à ce qu’avait pu dire Mao il y a de cela plus de quarante ans :
« L’étape de la société socialiste est une période historique relativement longue qui ne connaît pas la disparition des classes, des luttes de classes et des contradictions de classes. Subsistent donc la lutte entre la voie socialiste et la voie capitaliste, ainsi que le danger d’une restauration du capitalisme. Il nous faut admettre la permanence de ce genre de luttes et ne pas en méconnaître la complexité. Il faut rester vigilants. Il faut mettre en pratique l’éducation socialiste. » (2)
(1) Car le développement et la primauté de l’ « harmonie » prônée par Hu Jintao va aussi, heureusement, dans ce sens, et de plus en plus avec les avancées techonoligiques. Ségolène Royal le relevait lors de son voyage en Chine il y a quelques mois : « C'est d'ici que viendra la survie et l'invention du nouveau modèle de développement, celui du développement durable. » (dépêche AFP, 9 janvier)
(2) Mao Zedong, Intervention à

Sur le même sujet :

Samedi s’est ouverte à Pékin la nouvelle session de
Cette fois-ci,
- trouver des solutions aux problèmes concernant la justice sociale et la discrimination dans la recherche des emplois
- lutter contre la corruption et la dépravation et punir sévèrement les fonctionnaires cupides, dépravés et corrompus (voir notre sujet)
- appliquer des mesures draconiennes pour contrôler et stabiliser les prix des logements afin de permettre aux masses populaires d'avoir un logis décent (voir notre sujet)
- établir un système perfectionné d'assurance médicale qui permettra de régler les problèmes au sujet des difficultés pour se faire soigner et abaisser les frais médicaux exorbitants
- créer des emplois et régler efficacement les difficultés dans la recherche d'emplois
- mettre fin au désordre dans le paiement des frais d'éducation et supprimer les divers frais de l'éducation obligatoire
- prêter une attention soutenue à la réforme du système de salaire et perfectionner le système de rémunération fondé sur le principe « à chacun selon son travail »
- maintenir l'opposition à l'«Indépendance de Taïwan » et préserver de l'unité de tout le pays (voir notre sujet)
- accélérer le perfectionnement du système de sécurité
- appliquer les lois dans les affaires administratives et instaurer un gouvernement qui exerce son pouvoir en tenant compte de la loi.
Un vaste programme pour ce début d’année, donc. Nous n’avons plus qu’à espérer que ces voeux-là ne soient pas que des voeux pieux et que les conditions d’existence des Chinois puissent s’améliorer sur tous ces points.
Quoi qu’il en soit, encore une fois, bonne année du cochon à tous !

Ce dessin m'a été envoyé pour le Nouvel-An par mon amie Wang Jing, dont je vous ai déjà parlé l'une ou l'autre fois.
Une dépêche intéressante publiée le 11 décembre par Xinhua :

« L'Université de science politique de
La création de cette école traduit les efforts du PCC en vue de renforcer l'étude de la théorie du marxisme. Un haut dirigeant chinois a appelé tout récemment à faire de grands efforts afin de promouvoir la sinicisation du marxisme et d'explorer un nouvel horizon du marxisme en Chine contemporaine. »
Cela m’a rappelé un article de Frédéric Koller intitulé Piqûre de Rappel Marxiste en Chine et paru dans Le Temps le 13 avril 2006. En voici un extrait :
« Il existe des centaines de centres de recherche marxistes à travers les universités de tout le pays. Rien de plus naturel, a priori, pour un pays dont
« Nous voulons rompre avec l’ancien marxisme, objet théorique et de propagande, pour explorer un marxisme réaliste et utile servant à renforcer la base théorique des dirigeants » explique son vice-directeur, Cheng Enfu, qui se décrit comme un néo-marxiste. L’institut n’est à vrai dire pas nouveau, mais il a vu son statut rehaussé et ses moyens considérablement augmentés. Passant de 57 à plus de 200 employés, il est chargé de piloter sur dix ans un vaste chantier mobilisant 3000 chercheurs de tout le pays pour produire 100 à 150 manuels marxistes avec un budget illimité qui devrait se situer entre 100 et 200 millions de yuans (16 à 32 millions de francs). Placé sous le patronage du ministre de
Aujourd’hui comme hier, l’ACSS fait figure de rempart contre les influences étrangères et l’universalisme des Lumières. Difficile de voir dans ce programme davantage qu’une simple reprise en main disciplinaire ou une autre forme de mobilisation patriotique. […] Cheng Enfu et son équipe ont donc pour fonction de redonner un contenu théorique à cette réorientation qui pourrait fonder une nouvelle orthodoxie. […]
« Nous ne sommes pas des conservateurs, explique le vice-président. Nous luttons contre
Pour Mao Yushi, un économiste libéral ostracisé par le régime, la création de cet institut représente un signal fort : « Cela démontre l’intention du pouvoir de replacer le marxisme dans une position centrale en Chine. C’est une victoire de la gauche. »

(1) Ce qu’on appelle en Chine

...ou en deux mots comme en cent : Viva Chavez !
La réélection hier de Hugo Chavez à la présidence du Venezuela est assurément une très bonne nouvelle, à la fois pour le Venezuela, pour l’Amérique latine et en dernière analyse pour tous les peuples des pays non alignés sur la politique impériale des Etats-Unis. Entre Chavez, Castro, Evo Morales et tous les autres, j’en connais qui doivent suer sous leurs chapeaux texans, tant il semble vrai que le virus du socialisme se répand comme une traînée de poudre ces dernières années en Amérique du Sud...
J’ai suivi l’élection sur CCTV, la principale chaîne de télévision chinoise. Comme on s’y attendait,
Ce siècle nous réserve encore bien des surprises.

Je reproduis ci-dessous de larges extraits d’un article du syndicaliste chinois Lao Cai sur la pensée de Mao telle qu’elle se présente dans le peuple chinois d’aujourd’hui. Elle a été originellement publié sur son blog Journal d’un Chinois.
Lao Cai, figure connue de la diaspora chinoise (il vit actuellement en France) est un personnage controversé et difficilement cernable. Leader syndicaliste d’un grand courage, il a joué un rôle important dans les incidents de 1989 avant d’avoir dû s’exiler pour des raisons aisément compréhensibles. C’est là que les choses se brouillent : devenu agitateur anti-communiste, il est aujourd’hui constamment courtisé par certains noms européens du libéralisme le plus ultra, ce qui devrait nous amener à prendre une certaine distance avec l’individu.
Néanmoins, ce blog étant ouvert à plusieurs voix divergentes, je vous invite à lire le texte ci-dessous car il a un intérêt évident. Je vous invite également à faire un tour sur le blog de Lao Cai qui a fait l’effort de le rédiger entièrement en français.
Ce texte, dans son propos, s’inscrit dans la continuité de celui que j’avais écrit il y a quelques jours sur ce blog et intitulé Et pendant ce temps-là, tout à droite du Parti.

Trente ans après la mort de Mao Zedong, une sorte de nostalgie de sa personnalité et des temps où il dominait le pays tout entier est devenue une véritable force sociale et politique.
Avec la politique de réforme économique, la vie des Chinois est devenue plus en plus précaire. Les ouvriers et les citoyens moyens, ainsi que les paysans, expriment ouvertement leur regret des temps maoïstes, marqués par l’emploi garanti, la sécurité sociale et l’école gratuite. Le citoyen en ressentait une certaine fierté nationale, bien estompée aujourd’hui.
Certains journaux et surtout les sites Internet, expriment assez souvent des critiques quant aux réformes en cours, ils s’en prennent à la politique très « libérale » menée sous la présidence de Jiang Zemin. Au mois d’août 2004, l’économiste Lang Xianping, un professeur de Hong Kong, a publié un article, Le joyeux festin de l’entreprise d’État dans lequel il accuse les sociétés privées de piller les biens de l’État à l’occasion des privatisations. Cet article a fait de lui une star ; un des plus grand sites internet de Chine, Sina, a réalisé un sondage auprès de quatre vingt mille internautes : 90% soutenaient la position de Lang Xiangping. Rappelons qu’il y a déjà cents cinquante millions d’internautes en Chine aujourd’hui.
Au mois de juillet 2005, un économiste officiel de renom, Liu Guoguang, ancien vice-président de l’Académie sociale de Chine, a publié une Réflexion sur l’enseignement et la recherché en sciences économiques. Il a préconisé la restauration des principes fondamentaux du marxisme. Le 23 novembre 2005, dans une conférence à Beijing, il annonçait que Li Changchun, un membre permanent du bureau politique, avait affirmé que nombre des points de vue exprimés dans l’article étaient de la plus haute importance.
Le 12 août 2005, un autre professeur maoïste de l’Université de Beijing, Gong Xiantian, a attaqué le projet de lois sur la propriété dans une lettre ouverte qu’il a adressée à M. Wu Bangguo, président de l’Assemblée Populaire de Libération et membre permanent du Bureau politique. [...]
Les Chinois se plaisent à comparer la personnalité charismatique et les discours populistes de Mao Zedong, qui leur semblaient vivants, clairs. Mao a même osé à appelé les jeunes, les ouvriers et les paysans à se révolter contre la classe bureaucratique (ce qui désignait d’abord ses propres ennemis politiques), et d’autre part, les dirigeants actuels, si ennuyeux, ont peur de tout et n‘ont que la langue de bois. Là encore, le contraste peut expliquer ce retour d’un courant maoïste. [...]
Les maoïstes d’aujourd’hui échangent leurs idées par les courriers électroniques et touchent ainsi le milieu des hauts fonctionnaires, retraités ou en activité ; depuis cinq ans, ils multiplient les sites internet. Citons parmi ces derniers les plus connus Drapeau de Mao Zedong, Le Village de l’Utopie (wu you zhi xiang), Le Forum des Ouvriers, Paysans et Soldats, Le Communiste.
Les tenants de ce courant organisent fréquemment des séminaires avec la présence de hauts fonctionnaires autrefois en poste et d’anciens généraux et universitaires réputés de « gauche ». Ils attaquent vivement les anciens conseillers de Jiang Zemin, les économistes libéraux dits « du courant principal », aujourd’hui encore « conseillers du prince », qu’ils considérent comme les responsables des difficultés sociales présentes. Ces maoïstes n’aiment guère passer à l’action. En revanche, depuis plusieurs années, les ouvriers descendent de plus en plus souvent dans la rue pour protester contre les licenciements arbitraires ou pour réclamer les impayés de salaries ; de leur côté, les paysans se sont dressés à maintes reprises pour défendre leurs terres menacées de réquisition. Des avocats, des journalistes et des intellectuels s’engagent de leur côté en nombre croissant. [...]
D’un côté, la pression du courant libéral, dans la lignée de Jiang Zemin, pour laquelle les problèmes sociaux d’aujourd’hui n’étant que le résultat de réformes incomplètes ou pas assez radicales ; d’un autre côté, un courant de « gauche » dont les maoïstes forment la composante principale et qui gagne du terrain. Ce courant estime que les problèmes sociaux trouvent leur origine dans le système de propriété.
« Laissez les gens parler. Le ciel ne tombera pas pour autant, et vous ne serez pas renversés. Et si vous ne les laissez pas parler ? Un jour ou l’autre, vous serez renversés. »
(Mao Zedong)

Ceux qui, en Occident, présentent le Parti Communiste Chinois comme un monolithe s’exprimant d’une seule voix, sont bien loin de la vérité. Et comment pourrait-il en être ainsi, avec un parti, le plus grand du monde, qui compte plus de 70 millions de membres ? Inévitablement, des sensibilités différentes se font jour, et le PCC se divise en plusieurs ailes. Laisser s’exprimer les contradictions au sein du Parti car ces contradictions sont ce qui font de lui un organisme vivant : c’était un des credos de Mao Zedong, souvent présenté à tort comme un personnage autoritaire, alors que sa conception du pouvoir était aux antipodes de celle d’un Staline. Si, par peur ou par négligence, les contradictions se taisent au profit de l’aile dominante, quelle qu’elle soit, le Parti sera cliniquement mort – c’est ainsi que Mao poursuivait sa réflexion sur la nécessité d’une dialectique vivante à tous les niveaux de la société, et à plus forte raison au sein de l’équipe dirigeante.
Actuellement, l’aile dominante est représentée, sans surprise, par le président Hu Jintao et son Premier ministre Wen Jiabao. Je qualifierais cette tendance, difficilement cernable, de conciliatrice, modérée. S’appuyant sur la doctrine de la quête d’une « civilisation socialiste harmonieuse », le duo et leurs partisans cherchent à concilier élévation du niveau social et développement économique, en revenant sur les erreurs et les excès de l’équipe précédente, celle de Jiang Zemin. Mais cette voie est la cible de vive critiques, à gauche comme à droite.
A gauche, on trouve les néo-maoïstes, très nationalistes et partisans sur tous les plans d’une plus grande autonomie de
Après les excès gauchistes et droitistes de
Plusieurs des Chinois avec qui j’ai parlé m’ont dit la même chose : « Les réformes engagées par Deng Xiaoping étaient nécessaires pour relever le pays, mais son successeur, en poussant ces principes à leurs points extrêmes, les a corrompus, trahissant à la fois l’esprit de Deng et ceux, originnels, du Parti communiste chinois. Si autant d’opposants aujourd’hui sont des opposants de « gauche », c’est parce que ce dont le peuple a le plus souffert sous la présidence de Jiang, c’est le chômage, l’exploitation ouvrière, l’insécurité sociale, le retour des inégalités. »
Pour mieux illustrer la diversité interne du PCC et l’existence de la contradiction dans ses rangs, je voudrais prendre l’exemple d’une dissidence de droite et citer l’éditorial du Quotidien du Peuple du 29 octobre dernier. La rédaction du journal a laissé tribune libre à Fan Gang, membre du Comité des mesures politiques monétaires de
« Le problème de système est un important facteur qui suscite des difficultés et qui nécessite une décision. A l'heure actuelle, les problèmes et les ennuis dus à l'ancien système sont en voie d'être réglés. On peut citer par exemple les personnes corrompues et dépravées qui utilisent souvent leurs attributions et leurs prérogatives, c'est-à-dire les droits publics, pour obtenir des intérêts égoïstes personnels, alors que l'ancien régime attribue pouvoir et privilège à tout fonctionnaire en lui permettant d'agir au nom des droits publics.
Le but de la réforme de l'économie du marché est justement de faire en sorte que les droits privés redeviennent ce qu'ils étaient. Seule la réduction des droits publics rend possible la surveillance et la punition des personnes corrompues et perverties et permet de diminuer au maximum les coûts nécessaires à cela. Dans ce sens là, le problème n'est pas dû à la réforme, il a en fait surgi dans l'application de celle-ci, et la seule solution réside dans la réforme du système économique. [...] Tout cela n'est pas dû à l'économie du marché, au contraire c'est que cette dernière n'est pas mise en pratique de façon générale. »
Le ton est très clair : il s’agit d’un appel à faire transiter l’économie socialiste de marché, modèle typiquement chinois, vers une économie libérale de marché à l’américaine. C’était, en gros, le credo de Jiang Zemin, et ce Fang Gang est certainement un de ses sbires.
A titre personnel, je ne vous cacherai que je considère ce genre de théories comme particulièrement nauséabondes, dans la mesure où elle manipule les faits pour servir l’idéologie : elle prétend expliquer les problèmes sociaux liés à la réforme par une mise en place trop modérée de la réforme, c’est-à-dire qu’il faudrait selon elle accélérer les processus économiques qui ont créé ces inégalités pour mieux les faire disparaître... Pas très crédible.
Ce type de doctrines, qui cherche avant tout à défendre un système profitable à une minorité (dans la mesure où elle veut enrichir quelques privilégiés aux dépens de la masse), est très dangereuse pour
Ci-dessous une dépêche assez optimiste publiée par Xinhua lundi et qui annonçait du prochain congrès du Parti, qui s’est terminée avant-hier . Les réformes sociales entamées semblent destinées à suivre leur cours, et j’espère vivement que le processus de réharmonisation, dont Hu Jintao a fait un de ses chevaux de bataille, puisse s’accélérer pour soulager les trop nombreux nécessiteux qu’on trouve encore en Chine. « Moins pour le marché, plus pour le service public » n’est plus un slogan sorti du peuple, mais du Parti lui-même, et je pense que nous pouvons nous en réjouir. Avoir conscience des graves problèmes du pays, c’est en tout cas déjà un premier pas vers le changement.
Des analystes de Beijing pensent que la 6e Session plénière du 16e Comité central du Parti communiste chinois (PCC), qui a débuté dimanche, mettra l'accent sur la manière d'améliorer le niveau de vie des citoyens à faibles revenus et des populations pauvres du pays. La 6e session plénière du Comité central issu du 16e Congrès du PCC se réunit à Beijing du 8 au 11 octobre avec pour thème l'édification d'une société socialiste harmonieuse.
Les analystes indiquent que la réunion devrait aboutir à une recherche pour la préservation de l'égalité sociale, la réduction des énormes inégalités de revenus et l'augmentation de l'emploi, et les membres du Comité central devraient décider de mettre en place une série d'importantes mesures dans des secteurs tels que la santé, l'éducation et la sécurité sociale, afin que les populations à faibles revenus et pauvres puissent bénéficier des résultats des réformes et du développement du pays. Toutes ces mesures devront compenser les facteurs de disharmonie.
Des analystes ont déclaré que
Les analystes ont dit que la session plénière devrait conduire le gouvernement à investir davantage dans les services publics et moins dans les projets axés sur le marché.
Le lendemain, la même agence publiait une proposition novatrice faite au gouvernement par un chercheur universitaire, qui pourrait s’inscrire dans ce vaste programme de réformes sociales, et que je vous laisse découvrir :
Lors de la première session annuelle du Forum sur la sécurité sociale en Chine tenue récemment, le célèbre économiste chinois Wu Jinglian a déclaré que toutes les conditions sont requises pour appliquer le système de minima sociaux à l'égard du Peuple chinois en entier. Wu Jinglian estime qu'il est temps pour
Selon Wu,
Hier enfin, Xinhua faisait le bilan de
- le perfectionnement du système démocratique légal
- la protection des droits de l'Homme
- la réduction de l'écart des richesses
- l'augmentation de l'emploi
- l'amélioration de la fonction du service public du gouvernement
- la promotion de la morale au sein du peuple <