Texte libre

                                

« Il n’arrive pas fréquemment qu’on puisse dire : "Si je n’avais pas vu cela, je ne l’aurais pas cru". Cette impression, on l’éprouve en Chine ; elle incite à témoigner. »

(Alain Peyrefitte, Quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera)

         

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Samedi 7 juillet 2007

Lorsque je suis sorti du Yugong Yishan samedi dernier, il était six heures du matin et l’aurore qui se présentait à mes yeux était typiquement pékinoise : un énorme soleil pourpre dilaté dans la brume et n’éclairant que lui-même déchirait le filtre épais du smog. Le Yugong Yishan [1] est une salle de concert du district de Chaoyang, au nord du Stade des Travailleurs.

 

Ce soir-là, c’était une soirée hip-hop, avec un concert de la Section 6 (prononcer Section Liu), un des collectifs hip-hop les plus connus de Pékin – et un des seuls en fait. Le hip-hop étant depuis bien longtemps ma sous-culture de prédilection, il fallait absolument que je voie ça. J’avoue que j’avais quelques préjugés : ce que j’avais jusqu’ici entendu comme hip-hop (ou prétendu tel) à la télévision ressemblait plus à du r’n’b commercial et standardisé tel qu’on en trouve dans toutes les boîtes de nuit du monde, la langue chinoise en plus. Le mouvement hip-hop se limitait-il donc à la greffe d’un corps étranger, à un produit importé, à une soupe bling-bling formatée pour le seul business des maisons de disque ? Car, comme je l’avais déjà relevé dans un autre article, ce risque est d’autant plus présent en Chine que toutes les musiques contemporaines issues des diverses sous-cultures en activités (hip-hop, rock, punk, reggae, metal, etc.) sont toutes, absolument toutes, d’origine blanche ou noire. Pour quelle raison la Chine n’a-t-elle pas, ou très peu, développé ses propres formes de musique underground au cours de la seconde moitié du XXe siècle ? L’histoire le sait.

 

Ce manque d’authenticité à la base (dans la mesure où ces nouvelles sous-cultures sont des « produits » d’importation) crée un risque accru de commercialisation, de corruption, d’embourgeoisement desdites sous-cultures, car aucun artiste local ne peut, pour les protéger, en redendiquer la paternité d’une manière ou d’une autre ou en retrouver chez lui les racines. Si le hip-hop est arrivé en Chine au moment où, aux Etats-Unis, il était déjà dans un stade de décomposition avancée, est-il seulement possible de revenir à des bases saines – puisque ces bases, pour le public chinois, n’ont tout simplement jamais existé ?

 

Et pourtant. Et pourant ce que j’ai vu ce soir a mis à mal tous mes préjugés, et le spectacle auquel j’ai assisté était bien meilleur que celui auquel je m’attendais. Du vrai hip-hop, vif, agressif, couillu, pur et dur – rien à voir avec Jay Chou [2]. Des DJ’s virtuoses, des MC’s talentueux et ayant intégré l’esprit du mouvement jusqu’au plus profond d’eux-mêmes ; ce sont des choses qui se sentent. Je retrouvais l’atmosphère des soirées hip-hop de ma prime jeunesse (si je puis dire), alors que les intérêts commerciaux n’avaient pas encore abâtardi notre art, alors que les gens s’engageaient par plaisir et par passion – Peace, love, unity and having fun chantait Afrika Bambaata en fondant la mythique Zulu Nation – un âge d’or où venait qui voulait, où chacun s’essayait aux « quatre catégories » [3] dans une ambiance festive et créative où la violence des mots et des gestes avait pris la place de la violence réelle, où le ton était à la fois à la révolte et à la fraternité [4].

Par contre, je ne peux m’empêcher de constater qu’il existe un gouffre entre les artistes et le public. Je l’avais déjà remarqué dans les soirées punk où, sur une salle bien remplie, seule une petite demi-dizaine de spectateurs pogotaient. Dans les soirées hip-hop pékinoises, j’ai ressenti la même impression : hocher vaguement la tête sur le rythme constituait déjà en soi un sommet d’audace et de laisser-aller ! Cela m’a rappelé un texte du blog de Camille au sujet du Midi Festival (festival de musique underground) ; elle avait photographié quelques jeunes punks portant toute la panoplie du genre et elle les présentait comme « quelques hooligans enlacés qui n'ont de méchant que les piques de leurs blousons, et encore, je suis sûre qu'ils les émoussent pour ne blesser personne »...

 

Les jeunes que je voyais dans cette soirée au Yugong Yishan ressemblaient plus à des oursons qu’à de véritables bad boys, et quant aux casquettes et aux baggys qu’ils portaient, ils avaient plus l’air sur eux de déguisements que de vêtements du quotidien. Je ne doute pas, toutefois, que dans un moment d’exaltation, ils soient pris par la ghetto attitude, jurent comme des malpolis, écrivent sur les palissades au crayon de couleur, fument des cigarettes sans filtre, critiquent leurs mères et se battent à coups de tessons de bouteilles d’eau minérale en plastique recyclable. Trève d’ironie. Il ne s’agit pas de s’aligner sur un quelconque modèle américain ou européen (j’ai suffisamment expliqué sur ce blog ce que je pensais de ce suivisme), et la véritable gageure serait au contraire de fonder un hip-hop spécifiquement chinois – ce qui est en voie d’être réalisé.

 

Cette fracture qui existe actuellement entre les artistes underground et leur public est regrettable, car le milieu regorge de talents de toutes sortes, mais ceux qui sont capables d’apprécier toute cette belle énergie à sa juste valeur sont encore peu nombreux. Ce qui explique les difficultés à organiser des concerts, à sortir des disques sur le marché, et – encore plus – à accéder aux grands médias tout-public, ces derniers se bornant à diffuser à haute dose une pop aseptisée et insupportable. Dans les gigantesques shows télévisés qui durent des heures et réunissent un public nombreux (pas seulement derrière le téléviseur, je pense aussi aux foules qui se trouvent sur place pendant l’enregistrement), des chanteurs insipides et efféminés se produisent dans des play-back larmoyants tandis que les spectateurs agitent dans un rythme lent des ballons fluorescents ou de petite torches lumineuses et colorées qu’on leur a remis préalablement, arborant un sourir béat d’enfant sage devant un récital de l’Armée du Salut... une vision orwellienne. Dans la soirée dans laquelle je me trouve, le public semble encore un peu sous l’influence des grand-messes de CCTV, se demandant peut-être où sont passés les ballons, mais je remarque aussi au premier rang un noyau dur qui semble constitué de vrais fans enthousiastes et plein d’entrains.

 

Le chinois est une langue qui convient vraiment bien au rap, cela donne à la fois une impression de cadence et de fluidité. Les MC’s de Section 6 sont parfaitement à leur aise, ils improvisent, alignant les rimes et se livrant même à un clash [5] déroutant, dans la plus pure tradition hip-hop. Ce retour aux sources m’a fait un grand bien et j’ai passé une très bonne soirée. Je vous expliquerai la prochaine fois pourquoi elle a fini si tard et comment j’ai été amené moi-même à y prendre le micro.

 

 

 

[1] Yugong Yishan fait référence à une légende chinoise très connue dans laquelle un homme nommé Yugong entreprend de démonter une montagne pierre après pierre. Comme ses amis lui représentent l’énormité de la tâche, il leur répondait que ses enfants, ses petits-enfants et ses descendants poursuivraient cette démolition jusqu’à ce que la montagne soit complètement applanie. Mao Zedong rappelait souvent cette histoire car elle enseigne que rien n’est impossible aux hommes de bonne volonté, que l’homme peut défier les forces même de la nature et que plusieurs générations doivent être sacrifiées avant que l’objectif soit atteint – trois points de doctrine essentiels du maoïsme.

[2] chanteur pop chinois très célèbre utilisant souvent dans ses chansons un phrasé inspiré de la scansion hip-hop

[3] Les quatre catégories du hip-hop sont le rap (chant), le DJing (aux platines), la danse (breakdance, smurf, electro-boogie, etc.) et le graffiti.

[4] L’objectif premier d’Afrika Bambaata en mettant en place le mouvement hip-hop, autour de 1975, était de mettre fin aux guerres de gangs qui ensanglantaient Harlem et de remplacer ces rivalités meurtrières par des rivalités artistiques, pacifiant ainsi le ghetto et le fédérant par la même occasion contre ses ennemis communs (police, racisme, exploitation capitaliste) dénoncés dans les textes de rap.

[5] Le clash est une joute verbale entre deux MC’s (rapeurs) consistant à rivaliser en rap, chacun à tour de rôle et en improvisation, dans un dialogue rimé et comique où chaque adversaire fait sa propre apologie et tente de tourner l’autre en ridicule.

 

 

 

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-          Ca sent si Bon la France

par David L'Epée publié dans : musique
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Mercredi 21 mars 2007

Hier, mardi 20 mars, était, comme vous le savez, la Journée Internationale de la Francophonie. La semaine passée, à Pékin comme dans de nombreux endroits du monde, avait lieu à cette occasion la Semaine de la Francophonie. Le Centre Culturel Français n’avait pas lésiné sur les moyens en proposant un programme riche et varié, de la rétrospective de films francophones aux conférences littéraires en passant par la projection de spots publicitaires et des expositions de photos. Les réjouissances étaient inaugurées vendredi dernier par un grand concert international de musique francophone, avec des artistes que je n’aurais jamais, pour certains, imaginé pouvoir voir si loin de chez eux. Il y avait notamment au programme, dans la catégorie hip-hop, Java, le fameux groupe parisien, et Big Red, le MC non moins connu du groupe Raggassonic. Le tout en entrée gratuite – dans la limite des places disponibles, comme il se doit.

 

Et voilà bien le problème : lorsque nous sommes arrivés, avec Yiqi, au guichet du Nhu Lounge, les billets avaient déjà tous été vendus. Confus d’avoir traversé la capitale pour rien et déçu quant à moi de ne pas pouvoir voir Java, dont je suis un auditeur de la première heure, nous sommes allés prendre un verre dans un café non loin de la salle de concert. Nous prenons un café, feuilletons la presse, n’ayant plus vraiment d’espoir de pouvoir revenir à la charge, lorsque, après une petite demie-heure, nous voyons entrer cinq individus étrangement vétus (par rapport aux modes pékinoises s’entend), au faciès aussi pâle que moi, et parlant également ma langue. Passé l’étonnement d’entendre parler français en ces lieux et de voir ces cinq leucodermes en bonnets dans un endroit si inattendu, je finis par les identifier. Les musiciens de Java !

 

Ils étaient tous là, le MC (chanteur), l’accordéoniste, le batteur, le « contrebassiste » (je le mets entre guillemets car sa contrebasse est un peu particulière) et le joueur de tam-tam ! Impossible de s’y tromper, j’avais vu leurs portraits plusieurs fois dans les fanzines et les revues spécialisées. Ne perdant pas le nord, je m’empresse d’engager la conversation, de faire quelques compliments d’usage et de les féliciter pour leur dernière reprise de Bobby Lapointe (une nouvelle version du Saucisson de Cheval, pour ceux qui connaissent).

 

« Et vous venez nous voir jouer à onze heures ? nous demande le batteur.

« On voudrait bien, mais il n’y a plus de billet...

« Qu’à cela ne tienne ! Rentrez avec nous, vous êtes nos invités. »

 

Et c’est ainsi qu’une fois nos cafés et bières respectifs avalés, nous sommes tous les sept entrés dans la grande salle du Nhu Lounge, passant triomphalement devant la guichetière acerbe qui nous avait barré le passage une heure auparavant. Nous sommes arrivés juste pour voir la fin du concert de Pascal Gemme, un colosse québécois au profil celtique qui faisait danser le public au son du violon sur des airs traditionnels. Après une courte pause, nous avons assisté à une performance un peu faiblarde du Belge Sacha Toorop (dont la moitié du répertoire était d’ailleurs en anglais, ce qui semble avoir échappé aux organisateurs de la soirée).

 

Puis Java est arrivé sur scène pour plus d’une heure et demie d’un concert exceptionnel. Ambiance parisienne, gouaille des faubourgs, casquettes de gavroche sur l’oreille, les cinq musiciens ont excellé dans ce style qu’ils sont les seuls à exploiter et qu’on appelle désormais le rap-musette. Entre le rythme très hip-hop de la batterie et les accords d’accordéon, ils ont recréé au coeur de Pékin l’ambiance festive des bals populaires parisiens d’antan. Au milieu du concert, entre deux pogos joyeux, ils ont invité tous les Français à apprendre aux Chinois présents dans le public à danser la musette ; c’est bien la première fois que je voyais une telle scène dans un concert de hip-hop !

 

Erwan, le chanteur du groupe, en plus d’être un poète hors pair maîtrisant à perfection les finesses de la langue française (notamment à travers de brillants jeux de mots), a cette verve bien française qu’on ne trouve que dans l’Hexagone, celle d’un Renaud (dont il a d’ailleurs un peu l’accent) ou d’un Boris Vian. Après leur célèbre chanson Métro, qui fait se glisser dans chaque vers le nom d’une station de métro parisienne, ils ont enchaîné avec une chanson burlesque sur Dieu dans laquelle, se riant de toutes les fatwas, ils ont fait participer sur scène... Dieu lui-même, sous la forme d’un ogre en robe à la blanche barbe fleurie...

 

Je ne saurais trop vous conseiller l’écoute de Java, à travers leurs deux albums Hawaï et Safari Croisière, ou Radio Cortex, le solo de Erwan, dans lequel, entre autres perles, on trouve une réécriture toujours argotique mais réactualisée du Laisse Béton de Renaud (réintitulé Lâche l’Affaire). Il existe également un enregistrement en live d’un de leurs concerts que vous pourrez trouver sous le titre très programmatique de Sexe, Accordéon et Alcool. Du bon hip-hop qui – une fois n’est pas coutume – ne vient pas de la banlieue mais des faubourgs de la capitale. Un style résolument français qui sonne comme la réconciliation populaire et dansante des Gaulois de Paris et des Céfrans de Paname (pour reprendre une expression chère à nos amis de Salut Public). Avec de tels artistes, la chanson française à textes a encore de beaux jours devant elle : espérons qu’elle ne se fasse jamais déborder par la pop aseptisée et cosmopolite des labels internationaux et qu’elle reste cette création si particulière de troubadours sachant allier l’érudition de nos belle lettres avec la tchatche et l’esprit des classes populaires.

 

Le dernier concert, celui de Big Red, accompagné dans sa prestation par DJ Silence, était d’un tout autre ton, orienté plutôt drum’n bass mais toujours très inspiré du dance hall ragga ; de quoi danser encore une bonne heure avant de rentrer. Une très bonne soirée en somme. Merci au Centre Culturel Français pour ces réjouissances et pour faire vivre notre belle langue française, dans une ville où elle semble d’ailleurs devenir de plus en plus appréciée.

par David L'Epée publié dans : musique
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Vendredi 13 octobre 2006

« On n'emporte pas la patrie sous la semelle de ses souliers ! » C'est ce que disait Danton, critiquant tous les contre-révolutionnaires qui émigraient hors de France pendant la Révolution et fuyaient leurs responsabilités. C'est une phrase sur laquelle j'ai longtemps médité avant de partir en Chine.

Si on n'emporte pas la patrie sous la semelle de ses souliers, on peut l'emporter ailleurs, ai-je pensé cet après-midi en parcourant les rayonnages d'un disquaire. En tout cas, il semble difficile, où qu'on se trouve, d'échapper à la Suisse ! Jugez-en plutôt par la pochette du dernier CD de Wong Faye, la célèbre chanteuse cantonaise. Où a-t-elle bien pu chercher cette idée ?

 

                                         

Pour ceux qui ne la connaissent pas, Wong Faye est une chanteuse romantique très populaire en Chine, une sorte de Céline Dion asiatique. Ce type de musique est un peu kitsch, bien sûr, mais le kitsch représente ici, tout comme au Japon, une véritable industrie, et je dirais même : une culture. La C-pop (pop chinoise), les comédies musicales larmoyantes, les choeurs de petites filles suraiguës et survoltées, tout ça occupe une place importante dans les goûts culturels de la jeunesse, et bien que ça n'ait objectivement pas grande valeur, ça ne manque pas de charme. Je vous dirai ce que je pense du disque lorsque je l'aurai écouté.

Wong Faye a également joué les actrices dans quelques films de Hong-Kong, notamment dans 2046, le très beau film de Wong Kar-wai, où elle partage la vedette avec Gong Li.

par David L'Epée publié dans : musique
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Jeudi 12 octobre 2006

Pour clore notre petit dossier sur Norman Bethune, j’ai retrouvé les paroles d’une chanson en français qui avait été écrite en sa mémoire. Elle est, comme vous le verrez, directement inspirée du discours de Mao prononcé en son honneur et que vous avez pu lire sur ce blog la semaine passée. Je la dédie à mon ami Hervé, qui apprécie particulièrement cette joyeuse ritournelle et qui a dansé de nombreuses fois dessus, un verre à la main, à l’issue de nos folles soirées dans mon Helvétie natale… Il ne se passait pas une fête chez moi sans qu’il me demande de la passer quelques fois en boucle, provoquant un chœur général dans ma petite cuisine surpeuplée.

Je n’ai malheureusement pas retrouvé la chanson elle-même, donc si quelqu’un a le disque ou le MP3 de cette œuvre modeste et méconnue, je suis preneur. Il s’agit d’un enregistrement un peu saturé des années 60 ou 70 dans lequel un groupe de partisans chante, faisant alterner les solos masculins et féminins puis les chœurs (au refrain), en s’accompagnant seulement d’une guitare sèche et du crépitement d’un feu de bois (ou de la bande magnétique, on ne sait pas très bien)… Une chanson qui ravira les amateurs de communisme de fin de soirée !

En attendant le MP3, voici déjà les paroles (à chanter tous ensemble en tapant dans les mains) :

 

REFRAIN

Camarades, suivons son exemple

Donnons-nous à la révolution !

Au service des peuples du monde entier

Bâtissons un monde communiste !

 

COUPLET 1

Le 12 novembre 1939

Dans les montagnes du Nord de la Chine

Le docteur Bethune est mort à son poste

Son exemple éclaire notre chemin

Norman Bethune, médecin du peuple

Cherchait la cause de la maladie

Il l’a trouvée, c’est le capitalisme !

Bethune est devenu communiste !

 

REFRAIN (2X)

 

COUPLET 2

Canadien de citoyenneté

Chirurgien de par son métier

Son esprit était celui du monde entier

Sa cause, celle de tous les exploités

Il a décidé de se joindre à la lutte

Médecin pour la révolution

Il a choisi de porter sa science

Au service des peuples travailleurs !

 

REFRAIN (2X)

 

COUPLET 3

Appuyant le peuple espagnol

Qui s’est levé contre la terreur fasciste

Comme tant d’autres soldats

Bethune est parti pour défendre l’avenir socialiste

Rejoignant le peuple chinois

À la veille de la révolution

Il a sauvé son sang si précieux

En menant la médecine au front !

 

REFRAIN (2X)

 

COUPLET 4

Dans une ville du Nord de la Chine

Un hôpital porte son nom

Fils du peuple travailleur canadien

Que le peuple chinois affectionne

La vie de Bethune ressemble à la vie

De tous ceux qui se sont sacrifiés

Pour hâter la révolution

Sa mémoire éclaire notre chemin.

 
Bonne nouvelle de dernière minute, je viens de retrouver ce MP3 sur un site de musique révolutionnaire ! Elle se trouve sur un site de téléchargements marxistes-léninistes, sous la rubrique "Chants du Monde" ; le titre est "Canada : Chanson de Norman Bethune". Faites-vous plaisir !
 
PS : C'est aujourd'hui en Chine la Fête de la Lune ; je vous en dirai plus demain sur cette célébration traditionnelle qui compte comme une des plus importantes pour la population.
par David L'Epée publié dans : musique
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«  La Chine est excitante comme peut l’être pour un physicien une équation majeure à poser et à résoudre. »

 

(Guillain Robert, Dans Trente Ans la Chine )

 

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