
Suite de ma visite de Xian, capitale de la province du Shanxi et ancienne capitale impériale de














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Il y a quelques temps, j’ai participé à un petit voyage touristique sur une montagne proche de Pékin. L’ennui, c’est que j’ignore absolument de quelle montagne il s’agit... J’ai rejoint un voyage organisé au dernier moment, et c’était si bien organisé que pendant tout le trajet, personne ne nous a dit un mot sur le lieu de notre destination... Tout ce que je sais, c’est que le lieu n’est pas très éloigné de Pékin (environ deux heures de route) et qu’au bas de la montagne se trouve une forêt impériale de bambous. A partir de ces minces informations, peut-être un lecteur pourra-t-il me renseigner ?

Arrivé sur place, j’ai quitté le groupe et suivi le tracé touristique en sens inverse, ce qui m’a permis de pouvoir faire des photos sans avoir à faire à l’obstruction de la foule. Mais je n’ai pas non plus entendu ce que la guide a pu raconter à ladite foule, et je suis donc resté dans le flou le plus complet quant à l’endroit où nous nous trouvions.

Mais c’était une promenade très agréable et je conseillerais bien l’endroit aux voyageurs si je savais seulement où ça se trouvait...


Dans la forêt impériale de bambous, plusieurs représentations en bois de pandas.


La pente des escaliers n’a rien à envier à ceux du Mont Taï


Un moyen peu fatiguant de gravir la pente la plus raide de la montagne...



L’attraction principale de la montagne : une étrange horde de moines en pierre vétus de robes rouges et oranges.

Certains de ces moines ont quelque chose d’un peu « j’m’en-foutiste »...


Un énorme Bouddha pâle et hilare représenté avec ses grandes oreilles




Ci-dessous quelques photos que j’ai prises sur le Mont Taï, une des trois montagnes sacrées de la Chine, située dans la province du Shandong.



Au sommet de la montagne se trouve un temple taoïste.


Dans la cour du temple, une superstition veut qu’autour de la stèle, chaque visiteur accroche un cadenas, ce qui assurerait le bonheur.


Contrairement aux montagnes de nos pays, on gravit le Mont Taï non pas en suivant un sentier mais au moyen d’un escalier, ce qui rend l’ascenscion bien plus physique.


Cet escalier, du bas en haut de la montagne, compte exactement 6666 marches.

Aujourd’hui, cette montagne tient plus du boulevard que des cimes sauvages...




Avec

Ces statues datent du premier empire Qin et constituent une armée destinée à défendre l’empereur dans sa dernière demeure. Un peu comme en Egypte antique lors des constructions de tombeaux pharaoniques, tous les ouvriers sculpteurs ayant réalisé cette oeuvre ont été éxécutés pour protéger le secret, ainsi que les courtisanes de l’empereur, une partie de ses serviteurs et même ses propres enfants, à l’exception de son successeur au trône.

Le tombeau impérial en lui-même se trouve quelques kilomètres plus loin, dissimulé sous une colline artificielle ; les archéologues chinois ne se sont pas encore résolus à l’ouvrir, de peur de provoquer une destruction accélérée des reliques par les apports d’oxygène provoquées par les fouilles. Ils préfèrent attendre les progrès scientifiques qui permettront une ouverture plus sécurisée du site. On raconte aussi que l’empereur, de peur des pillards, auraient placé tout autour de son tombeau des pièges redoutables à l’attention des intrus et encore opérationnels des siècles et des siècles après sa mort...

Car, si on en croit le résultat de quelques explorations préliminaires par caméras spéciales, le tombeau recèle des trésors d’une grande richesse. Son tombeau aurait été constitué à l’image d’un pays, avec de petites montagnes et de petits fleuves. Les concepteurs de l’époque, conscients que l’eau ne pourrait demeurer longtemps, sont allés jusqu’à remplacer l’eau de ces fleuves artificiels par du mercure !



Parmi les lieux traditionnels incontournables de

On vient là pour se divertir ; on est invité à s’asseoir dans un salon d’époque autour de petites tables où on sert le thé (du thé au jasmin pour cette fois) ainsi que différents amuse-gueules. Un détail significatif : toutes les chaises sont tournées du même côté. Du côté de la scène. En effet, on ne vient pas là que pour déguster du thé, mais aussi pour voir un spectacle. Une des extrémités du salon est constituée d’une grande scène de théâtre légérement surélevée sur laquelle vont se produire différents artistes dans tous les domaines du spectacle chinois : parades dansées, extraits de l’Opéra de Pékin, acrobates, théâtre comique, magiciens, imitateurs, etc.
Si vous avez un après-midi de libre, je vous conseille donc de venir vous laisser éblouir par les prestations souvent très impressionnantes présentées dans les maisons de thé de Pékin.








Dernière série de photos sur ma promenade à








Deuxième partie de ma série de photos prises sur










Avec passablement de retard et comme promis, je publie une première série de photos que j’ai prises durant ma visite de Badaling, un pan de
Avant de vous montrer

Quand Pékin est plongé dans le smog, Badalin présente un ciel bleu et des collines herbeuses.









Dans quelques jours, je vous montrerai les photos de
Comme une visite de Pékin serait incomplète sans un passage sur la fameuse Muraille de Chine, je publierai une série de photos réalisée lors de ma visite sur ce célèbre monument – et vous comprendrez par la même occasion pourquoi j’ai dessiné un chameau...

Lorsque j’arrive à la sortie de l’aéroport de Pékin, un homme s’approche de moi et me tend un téléphone portable, me faisant comprendre qu’il y a un appel pour moi. Très étonné, je prends le téléphone et dis : « ui ? » (allo en chinois). A l’autre bout du fil, c’est Yiqi, qui me parle depuis la Suisse ! L’homme au téléphone n’est autre que M. Liu, son père, venu me chercher à mon arrivée. Accompagné d’un camarade, M. Wu, ils m’aident à embarquer mes bagages dans leur voiture et m’emmènent à l’Université.
Durant le trajet, après avoir échangé quelques mots avec les deux hommes qui n’ont pas compris grand-chose (à cause de mon horrible accent français), je regarde par la fenêtre. Une vraie scène de science-fiction : la banlieue pékinoise, noyée dans la fumée des usines, en éternelle construction. Erik Izraelewicz écrivait, dans son livre sur l’économie chinoise, que parmi toutes les grues en activité dans le monde, plus de la moitié l’était en Chine. Je veux bien le croire car cette partie de la ville est une véritable forêt de grues, et bien qu’il ne soit même pas sept heures du matin, des masses d’hommes s’affairent déjà, remuant la poussière de tous les côtés et semblant prêt, comme dans la légende chinoise, à faire et défaire des montagnes. Izraelewicz explique dans le même livre que dans les quinze prochaines années, la Chine construira une ville de la taille de Paris… chaque mois ! Et ici, on casse la pierre à la pioche et on remue la terre à la pelle ; il semble que certains retards technologiques soient compensés par la multitude des bras, appuyée sur une conception du travail certainement très différente de la nôtre.
Nous arrivons à l’Université, un endroit d’apparence très agréable (voir note précédente). C’est là que les difficultés administratives commencent, mais je n’interviens pas, je laisse M. Liu négocier, disputer, et arranger tout – en déployant une énergie étonnante compte tenu de la chaleur. J’ai écrit dans une de mes premières notes que naviguer dans la bureaucratie suisse pouvait faire penser à la Maison des Fous d’Astérix ; que dire alors de la bureaucratie chinoise ? Imaginez la même chose, mais en ajoutant quelques degrés Celsius de plus, des queues interminables (que personne ne respecte), des policiers dans tous les coins, des ordinateurs qui tombent sans cesse en panne, des renvois systématiques d’un bureau à l’autre, et une langue que vous ne comprenez pas et que vos interlocuteurs ne semblent guère mieux comprendre puisque la communication d’un côté à l’autre du guichet ne passe qu’avec beaucoup de difficultés. Néanmoins, à la fin de la journée, j’ai tout ce qu’il me faut et même bien plus : une chambre, un compte bancaire, une carte de téléphone, une carte de rationnement (pour le réfectoire), une connexion Internet et assez d’argent liquide pour survivre un bon moment.
M. Liu me traite visiblement comme si je faisais déjà partie de la famille, car il m’a accueilli et m’a tout préparé avec une efficacité et une générosité vraiment admirables. Il amène dans ma chambre tout ce dont je pourrais avoir besoin : des pantoufles, une bouilloire (l’eau courante n’est pas potable), un thermos, du papier à lettre, du café (un produit de luxe ici), une casserole, des rallonges électriques et diverses autres choses fort utiles. Il harcèle le personnel pour que tout soit en ordre, et j’avoue que c’en est presque gênant : il en fait tellement pour moi que j’ai peur de passer auprès des fonctionnaires de l’Université pour un petit prince capricieux – mais je suppose que c’est, dans une certaine mesure, une habitude, depuis l’arrivée de la politique de l’enfant unique. Ensuite, il m’emmène en ville pour me présenter les endroits à connaître : la poste, le commissariat, le centre commercial, etc. Croyant me faire plaisir en me proposant des produits bien connus des Occidentaux, il veut m’inviter au Mc Donald’s. Je refuse poliment son offre : « Duibuqi, wo puchi zai meiguo fandian. » Ayant boycotté ce lieu de perdition depuis des années en Europe, ce n’est tout de même pas dans un pays communiste que j’allais y céder !
M. Liu ne lira pas ce blog, mais je voudrais tout de même le remercier sincèrement pour son aide. Sans lui, je serais encore en train d’errer dans l’aéroport. Je lui dois beaucoup mais devrai attendre de maîtriser mieux la langue pour pouvoir le remercier comme il se doit.
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(Guillain Robert, Dans Trente Ans