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« Il n’arrive pas fréquemment qu’on puisse dire : "Si je n’avais pas vu cela, je ne l’aurais pas cru". Cette impression, on l’éprouve en Chine ; elle incite à témoigner. »

(Alain Peyrefitte, Quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera)

         

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Jeudi 12 octobre 2006

Un voyage en Chine est quelque chose qui se prépare bien à l’avance et qui demande de bons nerfs surtout si, comme moi, vous êtes allergique à la bureaucratie. Et je parle de la suisse, car je n’ai pas encore eu l’occasion de faire les frais de la chinoise, qui, paraît-il, est plus complexe encore. Il est dans la nature des administrations, surtout dans les états d’urgence, de donner naissance à des cercles vicieux très originaux, nous faisant courir au dernier moment de bureau en bureau à la poursuite d’un formulaire ou d’une signature, un peu comme dans le célèbre épisode de la Maison des Fous des Douze Travaux d’Astérix

Ainsi, pour obtenir le visa, duquel tout mon voyage dépend, je devais attendre que l’Université m’envoie son invitation et que le gouvernement chinois me fasse parvenir le formulaire de demande de visa. Mais cette année, les fonctionnaires chinois étaient en retard, et le précieux formulaire n’est arrivé que début août, au grand dam des étudiants et de la CRUS qui assurait la transition entre le stress des premiers et la panique des seconds… Sur ledit formulaire, il faut indiquer la date d’entrée exacte en Chine, condition nécessaire pour obtenir le visa. Mais comment connaître cette date sans avoir encore de billet d’avion ? Et comment acheter le billet sans connaître la date de la rentrée universitaire à Pékin ? Cette date m’étant enfin parvenue avec l’invitation de l’Université, j’ai pu évaluer la période adéquate pour mon arrivée et commander un billet d’avion en fonction. Mais à l’agence, on me fait savoir qu’il serait plus prudent d’avoir le visa avant d’acheter le billet, car en cas de refus de visa ou de retard, le billet ne sera pas remboursé…

Les fonctionnaires de l’ambassade chinoise à Berne, quant à eux, ne sont pas des plus serviables, et alors qu’il est spécifié qu’on ne peut faire sa demande qu’après avoir pris rendez-vous, ils ne répondent jamais au téléphone et ne sont ouverts que trois heures par jour… Arrivé enfin à l’ambassade, avec trois jours de retard et sans rendez-vous, on me renvoie dans un centre commercial à l’autre bout de la banlieue bernoise pour faire la photocopie d’un document qu’on refuse de me faire sur place et dont j’ai besoin pour compléter ma demande de visa. Ayant eu la mauvaise idée de faire renouveler mon passeport au milieu de la procédure, il faut corriger tous les documents officiels qui indiquent un numéro de passeport qui n’est plus valide… Bref, partir en Chine, ça se mérite.

Une fois les plus gros problèmes réglés, j’achète mon billet d’avion : départ de Genève le 24 août sur un vol de British Airlines avec un changement à Londres. Le lendemain, manque de chance, je découvre dans le journal que Londres est en état d’alerte après avoir déjoué une attaque terroriste mettant en scène plusieurs avions. Les terroristes, pour autant qu’ils aient vraiment existé, seraient des islamistes. Evidemment. Résultat : aéroports en état d’alerte, annulation de vols, mobilisation policière et fouilles au corps généralisées avec toutes les tracasseries qui vont avec. L’agence décide alors, par prudence, d’avancer mon vol quelques heures plus tôt pour me permettre de me faire palper en toute tranquillité par la flicaille britannique sans risque de rater ma correspondance.

Je ne vais évidemment pas faire de cet événement une affaire personnelle, ce serait une attitude égotiste et déplacée, mais j’avoue que je ne suis pas spécialement enthousiaste à l’idée de faire les frais de la politique irresponsable de M. Blair – et la plupart des citoyens anglais doivent se dire la même chose. En effet, ce doit tout de même être rageant de ne plus oser prendre le métro ou l’avion dans son propre pays parce que le Caniche de Washington a décidé de se lancer dans la guerre d’Irak et de faire dans les médias du monde entier des déclarations stupides qui provoquent à la fois la honte et la peur de ses concitoyens. Les terroristes islamistes sont inexcusables, je ne reviens pas là-dessus, mais il n’y a pas de fumée sans feu, et la responsabilité de ceux qui ont ouvert la poudrière n’est pas moindre que celle qui l’ont allumée. Il semblerait de plus qu’en pleine guerre du Liban – de guerre, que dis-je ? de massacre – cette alerte tombe plutôt bien, elle redore le blason des génocideurs sionistes et de leurs complices américains.

Pour quelqu’un qui n’est jamais sorti d’Europe et qui n’a jamais pris l’avion de sa vie, vous comprendrez que tout ça commence à faire lourd…

Par David L'Epée
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Jeudi 12 octobre 2006

C’est enfin le jour du départ. Je quitte Genève à 07h45 et atterris peu de temps après à Londres où, comme de bien entendu, il pleut. Conformément aux nouveaux règlements anti-terroristes, rien ne passe qui ne soit identifié et catalogué : inspection des sacs, analyse électronique des ordinateurs, détection des clés et des téléphones, confiscation provisoire des ceintures et des chaussures, etc. Eathrow serait, si j’en crois ce qu’on en dit, le plus grand aéroport d’Europe. Par crainte de me perdre (ce qui est une de mes spécialités), je décide donc de rester dans le terminal 4, mais ce terminal a déjà à lui seul les dimensions d’un aéroport normal ! A l’intérieur, les boutiques de toutes sortes s’en donnent à cœur joie. Comme j’ai quatre heures à attendre ici, je pars à la recherche d’un journal francophone ; le seul, en vente dans tous les kiosques du terminal, est Le Monde. Faute de mieux, je l’achète et le parcours tout en m’empoisonnant avec un morceau de bœuf tel que seuls les Anglais en ont le secret. Mais comme je suis plutôt optimiste et que je me dis qu’un mauvais bœuf vaut toujours mieux qu’une bonne bombe, je garde ma bonne humeur et pars rejoindre mon avion.

Le vol quitte Londres à 12h50 et arrive à Pékin à 05h45 – à l’heure locale, c’est-à-dire avec un décalage de sept heures avec l’Angleterre et six heures avec l’Europe continentale. Ce n’est que la seconde fois de ma vie que je prends l’avion (la première, c’était le matin même) et je passe beaucoup de temps au hublot. Contrairement à beaucoup de gens, les nuages m’impressionnent davantage que les paysages. C’est extraordinaire de s’élever au dessus de ces masses blanches et flottantes, et de les contempler d’en dessus dans un ciel qui paraît presque trop bleu pour être vrai. Ce que je dis pourra sembler des banalités et mon admiration un enfantillage, mais ce n’est tout de même pas tous les jours que l’on assiste à de tels spectacles. Je parle pour moi bien sûr, car je vois partout dans l’avion des gens visiblement blasés et plus intéressés à regarder la télévision que la vue offerte par le hublot. En traversant la classe business, je m’aperçois que c’est encore pire : ici, les voyageurs, qui font peut-être ce trajet chaque mois, ont carrément pour certains baissé le store du hublot pour ne pas être incommodés par le soleil et ils pianotent sur leurs ordinateurs portables avec un air de grisaille qui décadre complètement avec l’azur dont ils se cachent. Ceux-là considèrent certainement leur pays de destination comme l’avion : un simple moyen, en vue d’une fin beaucoup plus triviale. Je n’en dirai pas plus.

Vers cinq heures, alors que le soleil se lève, le spectacle est renversant. Nous descendons lentement et approchons de ce que je crois être de gros nuages, jusqu’à ce que je me rende compte qu’il s’agisse de montagnes, émergeant elle-même des nues. Des montagnes typiquement chinoises telles qu’on en voit dans la peinture classique : escarpées, recouverte de verdures, liées entre elles dans de longues chaînes vallonnées. Je crois voir un tracé de pierre le long d’un col : serait-il possible que la Grande Muraille passe par là ? Je me renseignerai. Le ciel est encore sombre mais les cumulus sont mauves ; l’avion, qui est arrivé au dessus de Pékin et entame une série de cercles concentriques pour préparer son atterrissage, s’y enfonce, nous emmenant dans un voile léger à travers lequel filtrent les rayons du levant. Ce spectacle ne dure pas, car plus nous descendons et plus les nuages deviennent opaques et diffus. Bientôt, on ne voit plus le soleil, qui semble s’être retiré très haut, dans en endroit décidemment inaccessible, et nous descendons dans le Pékin du XXIe siècle, c’est-à-dire une des villes les plus polluées du monde.

Et ce qu’est le smog de Pékin, il faut vraiment l’avoir vu pour le croire. Le ciel blanc et épais, chargé de monoxyde de carbone, pèse comme une chape de plomb sur l’immense capitale de l’Empire. Il est impossible de déterminer s’il fait beau ou pas ce matin, et en fait, savoir le temps qu’il fait n’est plus une question pertinente ici car le temps ne change presque jamais : le smog, invariable dans sa stagnation, a remplacé la notion de climat. Lorsque je sors de l’avion, deux phénomènes m’assaillent immédiatement : la malpropreté de l’air ambiant et la chaleur. Car nous sommes en plein mois d’août et Pékin est une ville très tempérée ; la chaleur y est sèche (heureusement car l’inverse serait certainement pire) et assez étouffante. L’impression que j’ai en sortant de l’avion est d’avoir enfilé une paire de pantalons laissés trop longtemps sur le radiateur…

Au cours de la journée, j’aperçois une fois ou l’autre le soleil, très haut en dessus de nos têtes. Discret, à peine décoratif, derrière le voile nuageux, il brille d’une lueur rose ou orangée très esthétique, mais il n’éclaire que lui-même, un peu comme un lampion allumé en plein jour : joli en soi mais sans effet sur ce qui l’entoure. A vrai dire, on ne l’apercevrait pas que la lumière serait exactement la même : celle que, dans nos montagnes, on a l’habitude d’appeler le « jour blanc ».

Ainsi, en avion, si on voyage souvent dans une complète inconscience des pays que l’on traverse – nous avons survolé la Russie sans même le remarquer – les vraies frontières, celles qui frappent l’œil, celles qui séparent hélas bien souvent le monde céleste du monde humain, ce sont les nuages : le désert bleu et glacial est en dessus et nous vivons en dessous. Et, comme nous venons de le voir, cela n’est pas toujours dû aux caprices de la météo…

Par David L'Epée
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Jeudi 12 octobre 2006

Lorsque j’arrive à la sortie de l’aéroport de Pékin, un homme s’approche de moi et me tend un téléphone portable, me faisant comprendre qu’il y a un appel pour moi. Très étonné, je prends le téléphone et dis : « ui ? » (allo en chinois). A l’autre bout du fil, c’est Yiqi, qui me parle depuis la Suisse ! L’homme au téléphone n’est autre que M. Liu, son père, venu me chercher à mon arrivée. Accompagné d’un camarade, M. Wu, ils m’aident à embarquer mes bagages dans leur voiture et m’emmènent à l’Université.

Durant le trajet, après avoir échangé quelques mots avec les deux hommes qui n’ont pas compris grand-chose (à cause de mon horrible accent français), je regarde par la fenêtre. Une vraie scène de science-fiction : la banlieue pékinoise, noyée dans la fumée des usines, en éternelle construction. Erik Izraelewicz écrivait, dans son livre sur l’économie chinoise, que parmi toutes les grues en activité dans le monde, plus de la moitié l’était en Chine. Je veux bien le croire car cette partie de la ville est une véritable forêt de grues, et bien qu’il ne soit même pas sept heures du matin, des masses d’hommes s’affairent déjà, remuant la poussière de tous les côtés et semblant prêt, comme dans la légende chinoise, à faire et défaire des montagnes. Izraelewicz explique dans le même livre que dans les quinze prochaines années, la Chine construira une ville de la taille de Paris… chaque mois ! Et ici, on casse la pierre à la pioche et on remue la terre à la pelle ; il semble que certains retards technologiques soient compensés par la multitude des bras, appuyée sur une conception du travail certainement très différente de la nôtre.

Nous arrivons à l’Université, un endroit d’apparence très agréable (voir note précédente). C’est là que les difficultés administratives commencent, mais je n’interviens pas, je laisse M. Liu négocier, disputer, et arranger tout – en déployant une énergie étonnante compte tenu de la chaleur. J’ai écrit dans une de mes premières notes que naviguer dans la bureaucratie suisse pouvait faire penser à la Maison des Fous d’Astérix ; que dire alors de la bureaucratie chinoise ? Imaginez la même chose, mais en ajoutant quelques degrés Celsius de plus, des queues interminables (que personne ne respecte), des policiers dans tous les coins, des ordinateurs qui tombent sans cesse en panne, des renvois systématiques d’un bureau à l’autre, et une langue que vous ne comprenez pas et que vos interlocuteurs ne semblent guère mieux comprendre puisque la communication d’un côté à l’autre du guichet ne passe qu’avec beaucoup de difficultés. Néanmoins, à la fin de la journée, j’ai tout ce qu’il me faut et même bien plus : une chambre, un compte bancaire, une carte de téléphone, une carte de rationnement (pour le réfectoire), une connexion Internet et assez d’argent liquide pour survivre un bon moment.

M. Liu me traite visiblement comme si je faisais déjà partie de la famille, car il m’a accueilli et m’a tout préparé avec une efficacité et une générosité vraiment admirables. Il amène dans ma chambre tout ce dont je pourrais avoir besoin : des pantoufles, une bouilloire (l’eau courante n’est pas potable), un thermos, du papier à lettre, du café (un produit de luxe ici), une casserole, des rallonges électriques et diverses autres choses fort utiles. Il harcèle le personnel pour que tout soit en ordre, et j’avoue que c’en est presque gênant : il en fait tellement pour moi que j’ai peur de passer auprès des fonctionnaires de l’Université pour un petit prince capricieux – mais je suppose que c’est, dans une certaine mesure, une habitude, depuis l’arrivée de la politique de l’enfant unique. Ensuite, il m’emmène en ville pour me présenter les endroits à connaître : la poste, le commissariat, le centre commercial, etc. Croyant me faire plaisir en me proposant des produits bien connus des Occidentaux, il veut m’inviter au Mc Donald’s. Je refuse poliment son offre : « Duibuqi, wo puchi zai meiguo fandian. » Ayant boycotté ce lieu de perdition depuis des années en Europe, ce n’est tout de même pas dans un pays communiste que j’allais y céder !

M. Liu ne lira pas ce blog, mais je voudrais tout de même le remercier sincèrement pour son aide. Sans lui, je serais encore en train d’errer dans l’aéroport. Je lui dois beaucoup mais devrai attendre de maîtriser mieux la langue pour pouvoir le remercier comme il se doit.

Par David L'Epée
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Mardi 21 novembre 2006

Comme une visite de Pékin serait incomplète sans un passage sur la fameuse Muraille de Chine, je publierai une série de photos réalisée lors de ma visite sur ce célèbre monument – et vous comprendrez par la même occasion pourquoi j’ai dessiné un chameau...

Par David L'Epée
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Vendredi 1 décembre 2006

Avec passablement de retard et comme promis, je publie une première série de photos que j’ai prises durant ma visite de Badaling, un pan de la Grande Muraille pas très loin de Pékin.

 

Avant de vous montrer la Muraille elle-même, je commence par quelques photos des alentours. J’ai pris ces photos car elles représentent le milieu naturel environnant, et c’était une grande source de joie pour moi de retrouver un peu de verdure après tant de temps passé dans une capitale de 15 millions d’habitants avec un des plus forts taux de pollution de la planète...

                                       

 

Quand Pékin est plongé dans le smog, Badalin présente un ciel bleu et des collines herbeuses.

                                            

                                 

                                         

                              

                                       

                                       

                                       

                                        

                              

 

Dans quelques jours, je vous montrerai les photos de la Grande Muraille ainsi que celles de divers animaux rencontrés dans la journée.

Par David L'Epée
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Mercredi 6 décembre 2006

Deuxième partie de ma série de photos prises sur la Grande Muraille , du côté de Badalin. On m’a confirmé que c’était bien la Grande Muraille que l’on pouvait apercevoir au-dessus des nuages sur les crètes depuis l’avion lorsque celui-ci plongeait sur Pékin.

                                  

                                       

 

 

 

 

 

 

Par David L'Epée
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Mercredi 13 décembre 2006

Dernière série de photos sur ma promenade à la Grande Muraille , avec quelques animaux que j’ai rencontrés dans les parages.

                                  

                                                 

                             

Par David L'Epée
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Vendredi 22 décembre 2006

Parmi les lieux traditionnels incontournables de la Chine , il y les maisons de thé. Pour beaucoup toujours en activité, appartenant à la fois à l’histoire et au quotidien, elles sont en quelque sorte la version chinoise de nos cabarets. J’en ai visitée une, dont je vous rapporte quelques photos.

 

On vient là pour se divertir ; on est invité à s’asseoir dans un salon d’époque autour de petites tables où on sert le thé (du thé au jasmin pour cette fois) ainsi que différents amuse-gueules. Un détail significatif : toutes les chaises sont tournées du même côté. Du côté de la scène. En effet, on ne vient pas là que pour déguster du thé, mais aussi pour voir un spectacle. Une des extrémités du salon est constituée d’une grande scène de théâtre légérement surélevée sur laquelle vont se produire différents artistes dans tous les domaines du spectacle chinois : parades dansées, extraits de l’Opéra de Pékin, acrobates, théâtre comique, magiciens, imitateurs, etc.

 

Si vous avez un après-midi de libre, je vous conseille donc de venir vous laisser éblouir par les prestations souvent très impressionnantes présentées dans les maisons de thé de Pékin.

                             

                              

                             

                             

                             

                             

                             

Par David L'Epée
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Vendredi 11 mai 2007

Avec la Grande Muraille et quelques autres monuments, l’armée des 兵马佣 de Xian, les guerriers de terre cuite, fait partie des lieux qu’on ne peut pas s’abstenir de visiter lorsqu’on passe en Chine. Nous y sommes allés il y a quelques semaines. Je vous en rapporte quelques photos.

Ces statues datent du premier empire Qin et constituent une armée destinée à défendre l’empereur dans sa dernière demeure. Un peu comme en Egypte antique lors des constructions de tombeaux pharaoniques, tous les ouvriers sculpteurs ayant réalisé cette oeuvre ont été éxécutés pour protéger le secret, ainsi que les courtisanes de l’empereur, une partie de ses serviteurs et même ses propres enfants, à l’exception de son successeur au trône.

 

 

Le tombeau impérial en lui-même se trouve quelques kilomètres plus loin, dissimulé sous une colline artificielle ; les archéologues chinois ne se sont pas encore résolus à l’ouvrir, de peur de provoquer une destruction accélérée des reliques par les apports d’oxygène provoquées par les fouilles. Ils préfèrent attendre les progrès scientifiques qui permettront une ouverture plus sécurisée du site. On raconte aussi que l’empereur, de peur des pillards, auraient placé tout autour de son tombeau des pièges redoutables à l’attention des intrus et encore opérationnels des siècles et des siècles après sa mort...

 

 

Car, si on en croit le résultat de quelques explorations préliminaires par caméras spéciales, le tombeau recèle des trésors d’une grande richesse. Son tombeau aurait été constitué à l’image d’un pays, avec de petites montagnes et de petits fleuves. Les concepteurs de l’époque, conscients que l’eau ne pourrait demeurer longtemps, sont allés jusqu’à remplacer l’eau de ces fleuves artificiels par du mercure !

Par David L'Epée
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Mercredi 13 juin 2007

 

Ci-dessous quelques photos que j’ai prises sur le Mont Taï, une des trois montagnes sacrées de la Chine, située dans la province du Shandong.

 

 

Au sommet de la montagne se trouve un temple taoïste.

Dans la cour du temple, une superstition veut qu’autour de la stèle, chaque visiteur accroche un cadenas, ce qui assurerait le bonheur.

Contrairement aux montagnes de nos pays, on gravit le Mont Taï non pas en suivant un sentier mais au moyen d’un escalier, ce qui rend l’ascenscion bien plus physique.

Cet escalier, du bas en haut de la montagne, compte exactement 6666 marches.

Aujourd’hui, cette montagne tient plus du boulevard que des cimes sauvages...

 

 

Par David L'Epée
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«  La Chine est excitante comme peut l’être pour un physicien une équation majeure à poser et à résoudre. »

 

(Guillain Robert, Dans Trente Ans la Chine )

 

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