LE BLOG N'EST PAS MORT, IL MIGRE EN SUISSE !

Publié le par David L'Epée

« L’auteur de ce nouveau blog citoyen est heureux de vous accueillir sur ses pages. Elles font suite, pour ceux qui l’ont connu, à un autre blog intitulé Au Coeur de l'Empire et écrit par l’auteur entre août 2006 et août 2007 à l’occasion d’un séjour d’un an en Chine populaire. Ce blog racontait les observations et les enquêtes menées à Pékin et en province pour mieux cerner la réalité de la Chine d’aujourd’hui, sous un angle politique, géopolitique, économique, sociologique ou culturel.

 

De retour en Suisse, l’auteur a cru bon, vu le succès d’Au Coeur de l’Empire et les grands changements qui semblent actuellement être à l’oeuvre en Europe et dans le monde, de reprendre la plume et de contribuer, comme tant d’autres, au débat civique et au développement des nouveaux courants de pensée qui agitent les milieux populaire où nous vivons. »

 

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Publié dans éditoriaux

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Nicolas 04/12/2007 20:09

Voilà la réponse de Cai Chung Guo :
"Bonjours Jules-nicolasJe peux vous répondre de temps en temps si vous changez le nom. Je vous répète que,
1, vous voyez bien qu’il y a de nombreux posts qui me critiquent ne sont pas censurés;
2, vous été pour la censure du gouvernement chinois alors je vous censure parfois pour vous faire compendre la vie de internautes chinois
3. Quotidien du Peuple a son propre site en français, on peux le copier ici de temps en temps mais pas dix fois par jours. Le reste, relisez mon billet ” un avertissement”. "
Cela appelle plusieurs remarques :
1- Seulement deux personnes viennent porter contradiction à monsieur Cai : il s'agit de Xavier et de Nicolas. Or ce sont les deux seules personnes qui subissent la censure de monsieur Cai.
2- Je n'ai jamais écrit que je suis pour la censure du gouvernent. Mes commentaires viennen nuancer les propos de monsieur Cai. C'est une faute impardonnable d'empêcher s'exprimer une opinion dès lors qu'elle est argumentée.
3- Pourquoi parlez-vous de du Quotidien du Peuple ? J'ai cité trois textes, l'un provient de Liu Yu cité sur le blog "au coeur de l'empire", l'autre d'une professeure italiano-canadienne et un povenant de Xinhuat. Aucun de ces textes ne viennent du Quotidien du peuple.
Monsieur Cai Chung Guo, avez-vous peur de la contradiction pour déformer ainsi mes propos ? 
 

Nicolas 03/12/2007 07:00

Bonjour,Je sais que vous lisez le blog de M.Cai Chung Guo. Excusez, je vais envoyer un message qui n'a rien à voir avec le sujet. Je voudrais répondre à monsieur Cai, qui s'adresse à moi ici http://caichongguo.blog.lemonde.fr/2007/11/30/un-avertissement/ , mais ne me laisse pas répondre en censurant cette réponse :"Je suppose que c'est à moi que vous adressez ce billet. Il est drôle votre titre: pourquoi "avertissement" ? J'ai déjà étudié les auteurs que vous me conseillez : ce sont des classiques, qui ne les connaît pas ? Vous pouvez même les télécharger gratuitement ici : http://classiques.uqac.ca/classiques/index.phpJe vois que vous êtes capable de citer quelques noms, mais lorsque vous écrivez : "la société industrielle et démocratie moderne n’rien à voir avec l’époque de Platon", on peut se demander si vous avez bien compris Platon. Les défenseurs de la démocratie à tout feu croient toujours que tout le monde peut accéder à la politique. Dans notre pays, il suffit d'avoir 18 ans et une carte d'électeur. Pour Platon, c'est un mythe parce que les pro de la démocratie sont victimes d'un préjugé : fausse conception de ce qu'est la politique, et confusion entre société et Etat. Et cette critique de Platon est reprise par la plupart des auteurs que vous citez. Par exemple, Alexis de Tocqueville nous a enseigné dans ”De la démocratie en Amérique” que dans un régime démocratique, le pouvoir peut facilement verser dans le despotisme ou la tyrannie. Il suffit pour cela de flatter et exploiter les passions des masses. C'est ce qu'on appelle "démagogie". La démocratie pure et idéale telle que vous prechez au sens morale ici ou là, ça n'existe pas. C'est pour ça que Jacques Maritain peut affirmer : "La tragédie des démocraties modernes est qu'elles n'ont pas réussi à réaliser la démocratie". Et André Lamouche (un auteur contemporain) de conclure : "en raison de la surenchère démagogique... le peuple n'accepte plus d'être gouverné que si on lui fait croire qu'il gouverne ou qu'on gouverne en son nom. Cette illusion désormais nécessaire s'appelle désormais démocratie".Je suis cependant en accord avec vous sur un point : l'Occident n'a pas le monopole de la démocratie. Christophe Jaffrelot l'a d'émontré dans son livre Démocraties d'ailleurs : "les élites (y compris celles représentant des groupes subordonnés) d'un pays non occidental adoptent d'autant plus facilement la démocratie qu'elles y voient un moyen de réguler les conflits qui les opposent les unes aux autres. Cette démocratie se départit ensuite de son caractère élitaire -et conservateur- lorsque le reste de la société se l'approprie à son tour en se constituant en société civile, puis en société politique".Quant au mot "pouvoir absolu", je vous conseille de retourner en Chine et observer son fonctionnement de vos propres yeux. La chine est en pleine transformation. Voici ce que nous dit Stéphanie Balme dans "idées reçues" (p.63) : "L'idée répandue selon laquelle la Chine est restée une société "totalitaire" voire "fasciste" est généralement véhiculée par d'anciens militants pro-Mao, convertis à la démocratie par les écrits de Simon Leys dénonçant la terreur policière des campagnes de masse du Grand Timonier, et déçus de l'issue capitaliste de la Révolution. Exprimée avec le même dogmatisme que les éloges passés, tant sur le plan des méthodes que des idées, cette forme autocritique permanente est, paradoxalement, la même que celle des courants conservateurs de la droite américaine, farouchement anti-communistes et à l'origine de la construction d'une image de la Chine ennemie et menace le monde".Pour finir, je me permets une critique sur la forme de forme argumentation. Quand vous écrivez : "Sinon, eux et vous,  êtes incapable comprendre l’importance de démocratie par le livre ni par le débat", vous vous contentez d'affirmer une chose sans l'étayer d'aucun fait, en reprenant inlassablement des paroles d'évangile, c'est faire appel à l'autorité : la vôtre. Ca fait un peu dogmatique..."