LES NOURRITURES TERRESTRES

Publié le par David L'Epée

La Chine , ce n’est pas un secret, est un grand pays de cuisine. La gastronomie chinoise, d’une très grande variété d’un bout à l’autre du pays, est connue à la fois par la complexité de sa préparation et par le fait qu’aujourd’hui elle est presque à portée de toutes les bourses (à part à l’étranger bien sûr, où les restaurants chinois restent des restautants plutôt chers). Du restaurant de luxe spécialisé dans le canard laqué à la petite échoppe populaire où l’ouvrier peut manger à sa faim pour moins de cinq yuans (moins d’un franc suisse), c’est là un des grands acquis sociaux de la Chine moderne : avoir su mettre à contribution sa riche cuisine, fleuron de son patrimoine, pour faire en sorte, modestement mais sûrement, de nourrir tous ses citoyens, du plus riche au plus pauvre. Ainsi, une des images que je retiendrai de la Chine , outre une certaine misère qui demeure encore (notamment dans les campagnes), c’est aussi celle de l’abondance, une abondance qu’on exhibe ostensiblement sur les étals des marchés et dans toutes les auberges, une abondance qui fait plaisir à voir après tant d’années de vaches maigres, une abondance qui rassure et à laquelle on se doit de faire honneur.

Lorsque je dis à mes amis chinois qu’il m’arrive parfois chez moi de manger du cheval, ils sont horrifiés. « Mais le cheval est notre ami ! » s’écrient-ils. Tout est relatif. Ici, dans certaines régions, notamment du côté de Canton, on mange du chien. J’y ai moi-même goûté et je dois dire que ce n’est pas mauvais du tout. On met également les fruits du gingko à toutes les sauces (j’en ai mangé avec le canard mais également sous forme de fruits secs) alors que dans l’esprit de beaucoup d’entre nous, ce fruit est associé à une puanteur insupportable. On mange également ici beaucoup de viandes séchées sous des formes pour le moins étonnantes. Ainsi, on consomme du boeuf séché emballé dans de petits papiers froissés, ce qui lui donne l’apparence extérieure de bonbons sucrés.

En été, l’arrivée des glaces a été aussi pour moi une source de surprise. Il arrive souvent aux Chinois de manger tout simplement de la glace pure avec un peu de sauce et une bonne dose de lentilles ! Même dans les glaces indutrielles, on peut acheter des glaces au maïs ou aux petits pois – des goûts vraiment très étranges.

Ici, ce sont des brochettes de scorpions qu’on vend dans un quartier de Pékin entièrement constitué de petits stands culinaires. Je n’y ai pas goûté...

A Xian, une spécialité locale : la soupe au pigeon, c’est-à.dire une soupe avec un pigeon presque entier plongé dedans.

Un plat que j’ai mangé plusieurs fois dans le Shandong : les larves de cigale en friture. L’apparence n’est pas très engageante mais c’est plutôt bon.

 

Voilà une chose qui me manquera en Suisse : le rapport qualité-prix !

Publié dans gatronomie

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renédumont 24/07/2007 11:31

Hé bhein gaillard mis à part la soupe au pigeon , le chien, et les larves de cigalles ça m'a l'air follement bon et bon marché, de quoi se faire des grandes bouffes sans mauvaise conscience!
Rammène-nous à manger! Le peuple suisse prolétaire étudiant a faim!
Et les röstis aux lentilles ça va un moment...